Les malfaçons de construction regroupent l’ensemble des défauts d’exécution qui affectent la solidité, la fonctionnalité ou l’esthétique d’un ouvrage. Fissures structurelles, infiltrations d’eau, défauts d’isolation, revêtements décollés, menuiseries mal posées : la liste des désordres possibles est longue. L’expertise technique identifie l’origine de chaque problème, évalue la gravité des dommages et chiffre le coût des réparations.
Le déroulement de l’expertise
L’expert en bâtiment se rend sur le chantier ou dans le logement livré, constate les désordres, en photographie chaque manifestation et en analyse les causes. Les fissures sont relevées, mesurées et classées selon leur gravité (superficielles, profondes, structurelles). Les infiltrations sont tracées pour identifier le point d’entrée de l’eau. Les défauts d’isolation sont détectés par thermographie infrarouge ou mesure de la résistance thermique des parois.
Le rapport d’expertise détaille chaque désordre, en identifie la cause technique et en impute la responsabilité à l’entreprise ou à l’intervenant concerné. Le chiffrage des réparations inclut les travaux correctifs, les éventuels travaux de démolition-reconstruction et les frais annexes (maîtrise d’œuvre, contrôle technique).
Les garanties mobilisables
Trois garanties légales protègent le maître d’ouvrage après la réception des travaux :
- La garantie de parfait achèvement (un an) couvre tous les désordres signalés au constructeur par lettre recommandée
- La garantie biennale (deux ans) porte sur les équipements dissociables du bâtiment (volets, radiateurs, robinetterie)
- La garantie décennale (dix ans) s’applique aux désordres compromettant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination
Le constat des malfaçons doit être rapide. Passé le délai de la garantie concernée, le recours contre le constructeur devient beaucoup plus difficile. Mandatez un expert dès l’apparition des premiers signes de désordre pour préserver vos droits.









